Association d’Études sur la Renaissance,
l’Humanisme et la Réforme

Maison des Sciences de l’Homme Lyon St-Etienne
14, avenue Berthelot - 69007 Lyon

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    Éditions Lyonnaises de Romans du XVIe siècle (1501-1600)

    Titre uniformisé :
    Amant ressuscité
    Édition(s) lyonnaise(s) :
    1. Maurice Roy et Louis Pesnot, 1557 : L'Amant resuscité de la mort d'amour
    2. Maurice Roy et Louis Pesnot, 1558 : L'Amant resuscité de la mort d'amour
    Auteur :
    [Denisot, Nicolas]
    Type d'ouvrage :
    roman français sentimental contemporain

    Informations fiche

    Auteur principal :
    Véronique Duché
    Fiche créée le :
    04/11/2011
    Dernière actualisation le :
    14/09/2016

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    Bibliographie

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    Éditions anciennes

    Editions lyonnaises

    1. Maurice Roy et Louis Pesnot, 1557
    L'Amant resuscité de la mort d'amour, en cinq livres. Lyon, Maurice Roy et Loys Pesnot, 1557.
    Exemplaires :
      - Paris, Arsenal, 4- S- 549
      - Besançon, BM, 243918 Fonds ancien.

    2. Maurice Roy et Louis Pesnot, 1558
    L'Amant resuscité de la mort d'amour, en cinq livres. Lyon, Maurice Roy et Loys Pesnot, 1558.
    Exemplaires :
      - Paris, BnF, Rés. Y2-728 (consultable en ligne).
      - Lyon, BM, 346683 (consultable en ligne).
      - Paris, bibliothèque Sainte Geneviève, 4o Y 586 (3) inv. 1020 Rés.
      - Londres, BL C.125.d.15.

    Autres éditions anciennes

      - Histoire de l'Amant resuscité de la mort d'amour. Compris en cinq livres, Paris, Claude Micard, 1572. Exempl. : Londres, BL 245.a.29.
      - Histoire de l'Amant resuscité de la mort d'amour. Compris en cinq livres, Paris, Claude Micard, 1580. Exempl. : Paris, Arsenal, 8- S- 2655.


    Éditions modernes

    Théodose Valentinian, L’Amant resuscité de la mort d’amour, édition Véronique Duché-Gavet, Genève, Droz, coll. « TLF » n°491, 1998.

    Théodose Valentinian, L’Amant resuscité de la mort d’amour, Paris, Mouton / New York, Johnson Reprint corporation, 1971.


    Études et articles

    BALMAS, Enea, « Un poeta francese in Inghilterra nel cinquecento », Critical Dimensions. English, German and Comparative Literature Essays in Honour of Aurelio Zanco, Cuneo, Saste, 1978, pp. 21-39.

    DUCHE-GAVET, Véronique, « L’Heptaméron et la fiction sentimentale », Le lent brassement des livres, des rites et de la vie. Mélanges offerts à James Dauphiné, textes réunis par Monique Léonard, Xavier Leroux et François Roudaut, Paris, Champion, 2009, pp. 249-265.

    Ead., « L’Amant resuscité de la mort d’amour, ou comment Nicolas Denisot a écrit son roman », Nouvelle Revue du XVIe siècle, novembre 2001, pp. 33-48.

    Ead., « L’Amant resuscité de la mort d’amour : une œuvre humaniste au carrefour des genres », La nouvelle de langue française aux frontières des autres genres, du Moyen Age à nos jours, Actes du colloque de Metz, juin 1996, textes réunis par V. Engel et M. Guissard, Metz, édition Quorum, 1997, pp. 53-62.

    HARRIS, Margaret, A study of Theodose Valentinian's Amant resuscité de la mort d'Amour : a religious novel of sentiment and its possible connexions with Nicolas Denisot du Mans, THR, LXXXIX, Genève, Droz, 1966.

    JUGE, Clément, Nicolas Denisot du Mans (1515-1549). Essai sur sa vie et ses oeuvres, Genève, Slatkine Reprints, 1969 [Réimpr. Le Mans, 1907].

    MOUNIER Pascale, Le Roman humaniste: Un genre novateur francais 1532-1564, Paris, Champion, 2007, pp. 28, 32, 286 et 409-410.

    REYNIER, Gustave, Le Roman sentimental avant l’Astrée, Paris, Armand Colin, 1908.

    SPEZIARI, Daniele, Histoire des œuvres et théorie poétique de Nicolas Denisot, thèse sous la dir. J. Balsamo et R. Gorris-Camos, Université de Reims/ l'Università degli Studi di Milano, 2013


    Carnets de recherches

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    Histoire éditoriale

    Roman sentimental sans antécédent direct, L’Amant Ressuscité a été publié pour la première fois à Lyon en 1557 par Maurice Roy et Louis Pesnot (éd. 1). Le texte doit pourtant beaucoup aux œuvres contemporaines. Imitation, insertion de traductions, citations : le roman de Denisot fait feu de tout bois. G. Reynier a le premier mis en évidence l’apport du roman espagnol, et notamment d’une œuvre de Diego de San Pedro, le Tractado de amores de Arnalte y Lucenda, traduit par Nicolas Herberay des Essarts en 1539 sous le titre L’amant maltraicté de s’amye. Par ailleurs, l’AR renferme deux traductions effectuées par Denisot : un épisode emprunté à Virgile (le « conte de Dido et d’Enée », Énéide, IV) ainsi que le « Naufragium » d’Érasme, extrait de la troisième édition reconnue des Colloquia Familiaria, datée du mois d’août 1523. Cependant ni le nom d’Erasme ni le titre du Colloque n’apparaissent dans le texte ni en manchette. Enfin Denisot effectue un savant montage de passages empruntés à Cicéron (Orator, De Oratore, De amicitia, Paradoxia, De Officiis, De finibus, etc.), qu’il traduit et qu’il cite scrupuleusement en manchette. Les citations scripturaires sont également légion.
    Margaret Harris a la première suggéré que Nicolas Denisot se cachait sous le pseudonyme « Theodose Valentinian ». Renonçant à son autre alias, « Conte d’Alsinois », Denisot aura peut-être voulu rendre hommage à Valentine, à qui sont dédiés ses Noëlz, ou bien jouer avec les mots pour être celui qui, conformément à l’étymologie de ces noms, « se porte bien » parce qu’il a mis tout « son espoir en Dieu », comme l’illustre son œuvre. Toutefois Daniele Speziari, dans une thèse soutenue récemment, remet en cause cette attribution.
    Après Maurice Roy et Louis Pesnot, le Lyonnais Ambroise Travers reprendra l’œuvre en 1626 (Lyon, BM 346684) en se contentant d’en modifier le titre : Les Angoisses d’amour. Histoire des desplaisirs amoureux et languissantes desirs. Où un amant, sous espoir de gouster des fruicts de ses amours, est mal traicté ce celle qu’il honnore, et inquieté de pensées contrariées et affligé d’une cruelle langueur, durans laquelle on luy donne pour entretien la dispute des vrays et parfaits amants avec leur felicité, comme aussi la peine des volages : Mais en vain, car il se treuve en telle extremité que quittant ses beautez, et impatient en ses peynes de sa trop grande patience, pour recours de ses martyres, il se laisse aller à des dolentes voix, des larmes explorables, et des souspirs si impetueux, que ses sens en sont alterez, son corpz attenué, et desesperé des Medecins, sinon que d’une extremité à l’autre, et en un moment, comme un autre miracle, il viend à revivre, et si libre des passions amoureuses, qu’il semble n’en avoir jamais esté touché. Il supprimera également l’épître « A sa Marguerite ».


    Édition non localisée

    Dans sa Bibliographie (IV, 308), Baudrier signale l’existence d’une édition lyonnaise sans nom datée de 1555. Le FVB indique deux localisations, qui sont toutefois erronées – la première concerne une édition de 1626 (Lyon, BM 346684) ; la seconde renvoie vraisemblablement à l’édition de 1558 (Paris, bibliothèque Sainte Geneviève, 4o Y 586 (3) inv. 1020 Rés.).
    L’édition de 1548 signalée par Gueltlingen (8:152, 6) et par le FVB et conservée à Nantes (Dobrée 570) date en réalité également de 1558.

    Ouvrages liés

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